Un Getois en Indochine, suite.


TONKIN
Haïphong le 15 Mars 1946


... Je suis donc à Haïphong, port du Tonkin, depuis une quinzaine de jours. Ce débarquement était préparé depuis un certain temps déjà. Le chargement des navires a demandé 3 semaines à Saïgon. Une dizaine de navires de transport y ont pris part ainsi qu'une quinzaine de navires de guerre ( Béarn, Fantasque, Triomphant, Duquesne, Tourville, Emile Bertin etc.). Partis le 28 Février de Saïgon, nous avions des soucis quant au résultat. N'y aurait il pas de casse? Le Viet Minh au Tonkin est assez bien armé et puis des centaines de millier de Chinois occupent le pays qu'ils ne voudraient pas lâcher. Enfin, je suis parti content. Notre traversée de la mer de Chine demanda 10 jours. Les premiers jours sous la chaleur tropicale furent assez pénibles car nous ne pouvions loger que sur le pont au milieu des grues, des cordages, des vedettes de débarquement embarqués à bord. Après 3 ou 4 jours, le soleil était voilé, puis à mesure que nous approchions des côtes Tonkinoises le ciel se couvrit d'épais nuages. C'est qu'ici, nous arrivons juste à la fin de l'hiver ( car il y a un hiver au Tonkin ) au moment du crachin. Le crachin est une petite pluie très fine. En ce moment la nature ressemble assez à un jour de "Marcaque" au printemps chez nous: pas de soleil, de la verdure et des fleurs partout, des chants d'oiseaux dans les arbres. Cet état de chose durera encore quelque temps: 3 semaines à un mois.

Je reviens au débarquement. Déjà, vers le 7 ème jour, de nombreuses voiles sur la mer et quelques oiseaux voltigeant à travers nos mâts nous disent que la côte est proche. Nous sommes en effet déjà à l'embouchure du fleuve Rouge. A bord, des réunions se font où les officiers expliquent à chaque unité sa mission particulière. I l faudra agir vite. Les vedettes seront mises à l'eau dans la nuit du 5 au 6 Mars et les premiers éléments iront vers la côte afin d'y prendre pied à 4 heures du matin. Dans la nuit le commandant de bord annonce au porte-voix: "le débarquement n'ayant pas lieu cette nuit, les hommes de troupe rejoindront leur place de couchage habituelle". Nous sommes surpris. Les navires échelonnés sur plusieurs lignes jusqu'à l'horizon jettent l'ancre. nous attendons. Le matin du 6 Mars une partie des bateaux s'engage dans le fleuve Rouge ( ce fleuve, le plus chargé d'alluvions du monde est difficilement praticable pour nos gros bateaux, car il n'a pas été dragué depuis 4 ou 5 ans).

Au milieu de cette large étendue d'eau nous progressons à travers un étroit chenal marqué par des bouées. Nous croyons la situation réglée. L'ordre est de ne tirer aucun coup de feu. Nous pensons déjà aux acclamations des français d'Haïphong, lorsque 2 obus éclatent dans l'eau à quelques dizaines de mètres de nous. Le canon tonne, les mitrailleuses chinoises crépitent et puis déjà nous voyons les petits navires qui font demi-tour et reviennent vers nous. des morts sont allongés sur le pont. A 100 mètres un L.C.I. (navire de 4 à 500 tonnes ) brûle. Un obus de 37 a mis le feu à un fût d'essence faisant 5 morts et une quinzaine de blessés. Derrière nous, le "Lt. Saint Loubert Biè" gros cargo de 12000 tonnes s'enlise. Il brasse l'eau boueuse de ses puissantes hélices. Tous perchés sur les plus hauts sommets des navires nous regardons. Notre contre torpilleur " Triomphant " qui est près de nous se met à tirer, les obus débouchent à zéro et éclatent tout près sous nos yeux faisant voltiger les baraques et sauter un grand dépôt de munitions chinois qui continuera de brûler pendant plusieurs jours. Nos mitrailleuses balaient la plaine environnante. Le combat dure 20 minutes. Nous avons au moins 40 morts et 120 blessés. Les Chinois peut être 3400 morts et 600 blessés. Ce qui faisait dire à un commandant " j'ai vu des combats plus durs, de plus meurtriers, jamais " Alors, une de nos vedettes arborant drapeau chinois, français et drapeau blanc emmènera le général en vue d'engager des pourparlers avec les autorités chinoises. Pendant ce temps tous les navires se retirèrent dans un bras du fleuve face à Haïphong, où nous devions rester toute la journée du 7 Mars. Le général Leclerc fit le tour des bâtiments, nous saluant au passage. Il s'en alla saluer les morts. Cela nous rendit confiance, car nous étions particulièrement humiliés de ce que nous considérions comme notre premier échec.

Les pourparlers aboutirent à un accord. Le lendemain 8 Mars nous entrions dans le port sous les acclamations des français. Le débarquement commença au moyen de petites embarcations sur lesquelles les grues déposaient nos voitures. Mon ambulance fut l'une des premières voitures à rouler sur le sol tonkinois. Une fois à terre, je réalisai le fait presque miraculeux qui avait permis notre descente à terre. De nombreux obus traversèrent les coques de nos navires, aucun cependant ne toucha les soutes bondées d'essence et de munitions. Si cela était arrivé, le fleuve Rouge face à Haïphong serait devenu un vaste cimetière d'hommes et de matériel ( une division complète ). Les chinois avaient déjà préparé des chaloupes enflammées qui entraînées par la marée descendante devaient mettre le feu aux vapeurs d'essence émanées de nos navires.

Actuellement la situation est assez tendue. Nous occupons les environs d'Haïphong. Je viens tous les jours en ville avec ma voiture. Des centaines de chinois édifient des casemates de terre. ils ont la frousse. Ils ne pensaient pas nous voir arriver avec tout le matériel lourd. Eux n'ont pas de matériel roulant. Leur marine est faite de vieilles jonques en bois. Le soir du débarquement, les fusiliers marins furieux des pertes de la veille, firent une descente en ville et éreintèrent un colonel chinois. Parmi ces individus descendus du Yunam et Kouangsi, il en est qui nous sont tout à fait antipathiques. Ils commencent à nous agacer, et à nous seuls, nous sommes bien capables de bousculer une vingtaine de leurs divisions. Je ne crois pas que nous le ferons. Ils doivent quitter le Tonkin pour le 31 Mars et ils le feront chaque jour.

Les Tonkinois, eux, sont misérables et je dirais dégoûtants. J'en vois sur le marché. Je m'estimerais sérieusement roulé en donnant 10 piastres ( 170 frs ) de l'ensemble des vêtements de 100 d'entre eux. Beaucoup meurent de faim. Ils restent étendus deux jours dans la rue recouverts d'une vieille natte trouée, les bras étendus et la bouche ouverte sans que personne s'en occupe. Je pourrais bien vous donner encore 10 pages de détails. Ce sera pour une autre fois. Nous nous sommes réunis avant hier aumôniers et séminaristes pour prier un peu.

Haïphong le 16 Mai 1946


... Ce mois dernier j'ai eu beaucoup de travail. J'étais détaché dans une compagnie à Haïphong où il n'y avait que ma voiture. C'est vous dire que je n'arrêtais pas de rouler pendant la journée. J'étais bien content le soir de me reposer. Actuellement cette compagnie est partie à Hongay, à 60 kms d'ici, où se trouvent les fameux charbonnages du Tonkin à ciel ouvert. C'est aussi un coin merveilleux avec une vue magnifique sur la baie d'Along que tous les géographes s'accordent à classer parmi les 8 merveilles du monde.

Pour moi, je suis revenu à ma compagnie où je ne m'en fais pas. j'ai commencé un petit nettoyage de ma voiture que je dois interrompre à cause de la pluie. Nous sommes en effet en pleine saison des pluies ici au Tonkin. La mousson souffle maintenant de la mer de Chine vers l'intérieur et nous amène des précipitations abondantes qui favorisent le sommeil. Nous en profitons. De plus, ces jours ci il fait presque froid et, la nuit, les couvertures ne sont pas de trop. C'est une des raisons qui rend ce pays malsain. A cause de cette alternance de fraîcheur prononcée et de chaleur torride, il y a des précautions à prendre. Les vieux coloniaux viennent de descendre d'Hanoi pour attendre leur embarquement pour la France. Presque tous sont cuits par le chum, minés par la dysenterie et le paludisme. Il est vrai que depuis 2 ans les japonais et les annamites leur ont mené la vie dure.

La situation est assez calme quoique vietnamiens et français ne nous regardons pas avec des yeux toujours bien amicaux. Les deux ou trois bonnes dérouillées que nous leur avons infligées leur ont prouvé que nos balles sont meurtrières et que quoiqu'ils disent nos blindés ont raison de leurs " poitrines d'acier ". Ce n'est pas que ces tueries me réjouissent, nous y laissons parfois des plumes, mais elles sont rendues nécessaires pour que nous soyons un peu en sécurité.

A notre arrivée, les annamites rôdaient partout et comme c'est une race de faucheurs hors ligne, beaucoup d'armes et de matériel disparaissent. Ils viennent la nuit dans une chambre où plusieurs soldats français dorment et les raflent. Les chats sont moins fins que ces gens là; aussi nous avons dégagé sérieusement les abords de nos cantonnements. Pour moi je me suis laissé " faucher " mon fusil au cours d'un déménagement de la compagnie. Je me suis aperçu le soir qu'il avait disparu de mon ambulance avec les cartouches qui étaient dans le magasin. Comme c'est une chose très grave mon commandant de compagnie et commandant de Bataillon ont décider d'arranger la chose sous prétexte que j'étais un brave type. Mais il y a quelques jours, j'ai vu une note au bureau provenant de la sécurité militaire de Haïphong disant qu'un nommé St. Louvert (?) travaillant à l'hôpital (?) près de la cimenterie a vendu une arme par l'intermédiaire d'un autre soldat français. Voir s'il ne s'agissait pas du fusil ayant appartenu au soldat BAUD de la 2 ème AC.

Je pourrais vous raconter beaucoup de choses sur ce riche, beau et misérable pays, mais je préfère passer à des choses plus pratiques. J'ai écrit à la douane de Toulon en disant de faire débloquer mes deux colis. Ils valent la peine, je compte vous envoyer sous peu du café. Il me revient à environ 200 frs le kilo. Je crois que ce n'est pas exagéré. la vie est en baisse ici, mais les petites pommes de terre pour cochons valent toujours 15 piastres le kilo ( 250 frs ) et le reste à l'avenant...J'ai fait la connaissance à l'hôpital avec un type de Touraine qui doit être rapatrié sanitaire prochainement. Il m'a dit qu'il irait faire un tour chez nous dès son arrivée.

J'ai eu l'occasion d'emmener sur un bateau chinois, deux missionnaires récemment arrivés de France. Ce bateau devait les conduire à leur mission de Pat Kai en Chine du sud ( à 300 kms d'ici ). Les premiers contacts avec leurs futurs paroissiens n'ont pas été pour les enthousiasmer. Ils ont trouvé les vieux missionnaires d'ici assez déçus et ils avaient peine à nous comprendre lorsque nous leur donnions des conseils de prudence pour leur promenade en ville. Vous pensez, nous les vieux!

Dimanche dernier, je suis allé chanter à la cathédrale pour la Sainte Jeanne d'Arc. Ce fut une belle messe avec de beaux chants. Des délégations de toutes les unités avec leurs commandants y assistaient. L'église était pavoisée en tricolore, mais le Vietnam avait tenu à épingler au choeur son drapeau rouge à étoile jaune. Ce fut l'occasion pour l'évêque espagnol d'Haïphong: mgr Gomez, qui ne voulait pas se mettre à dos, avec raison d'ailleurs, les Vietnamiens, de s'arracher quelques cheveux, mais tout s'est bien passé. En somme nous ne sommes ni dans les roses ni dans les épines...

Hanoï le 17 Mai 1946


Voilà huit jours que je suis à Hanoï où j'ai conduit un adjudant chef et un copain. Parti d'Haïphong le 24 Mai, nous avons mis 6 heures pour faire les 100 kms qui séparent les 2 villes. La route en certains endroits est excessivement mauvaise, des trous et des trous. Impossible de rouler à plus de 15 kms à l'heure surtout avant d'arriver à Hanoï. D'autre part, un peu avant cette ville, il faut franchir le fleuve Rouge sur le pont Doumer. Ce pont, ouvrage magnifique, d'une longueur de 1850 mètres avait été construit pour le passage du chemin de fer. On l'a chargé un peu pour permettre la traversée aux automobiles, mais ce passage demeure étroit et il faut déjumeler les roues des camions.

Tout s'est bien passé, tout de même. Hanoï est une grande et belle ville, le centre commercial et administratif de l'Indochine. De nombreuses troupes y sont maintenant installées. J'ai retrouvé beaucoup de camarades séminaristes et d'aumôniers que je n'avais pas revus depuis quelques semaines. J'ai mangé chaque fois chez l'un ou l'autre, car vous pensez bien que je suis absolument libre, avec mon auto. Je n'arrête pas de descendre en ville. J'ai ainsi pu visiter sans trop de fatigue tous les endroits les plus intéressants et y prendre des photographies.

Je suis allé à la mission où tous les missionnaires sont maintenant rassemblés car il ne faut penser aller en campagne. J'y ai rencontré 3 vieux missionnaires savoyards. Le père Marchand d'Evian, le père Bourjeon du Mt. Saxonnex et le père Magnin. Ils étaient tous contents de me voir. Nous avons parlé longuement et à plusieurs reprises. Ils espèrent tous que nous allons recommencer la compagne du Tonkin et nous aussi nous le croyons. Il y a, ici, plusieurs divisions chinoises qui ne veulent pas s'en aller. Je crois que nous pourrions facilement les reconduire à la frontière. Au premier coup de feu, ils lâchent leurs armes et ils se sauvent. Le Père Marchand m'assurait ce matin que les japonais n'avaient jamais eu d'accrochages sérieux avec les troupes chinoises sauf à Shangaï en 1937 et dans l'une ou l'autre ville. Partout ailleurs dès que les japonais faisaient un mètre, les chinois s'en allaient.

Vous avez dû apprendre que le Nam-Bo ( la Cochinchine ) a voté au référendum sa séparation du Vietnam ( Annam et Tonkin ). Les annamites ne s'y attendaient pas et c'est un bon point pour nous. Il y a une semaine l'Amiral Thierry d'Argenlieu est passé à Haïphong. Ce fut l'occasion d'un défilé du tonnerre avec les blindés et l'artillerie. Cela impressionna les indigènes et avec la sérieuse " dérouillée " que nous leur avons infligée le 28 Avril, ils ont compris et nous laissent à peu près tranquilles à Haïphong.

Il fait grand beau temps ces jours ci et tout va bien...J'espère pouvoir bientôt vous envoyer des photographies du pays. L'histoire de mon fusil n'a pas pu s'arranger car nous n'en avons pas de " rabiot " et le commandant risquerait de se faire casser, alors j'aurai quelque temps de prison. Soyez sans crainte, je ne serai pas enfermé, mais je ne toucherai pas ma solde et c'est tout.

Le rapatriement pour nous commencera au mois de septembre et s'étendra sur 6 mois...

Haïphong le 22 Juin 1946


Le temps passe vite et je m'aperçois seulement ces jours ci qu'il y a déjà longtemps que je ne vous ai pas écrit.... De toute façon je rentrerai un jour puisque le gouvernement français a décidé de rapatrier en France tous les corps des soldats tombés en Extrème Orient.... Ici c'est toujours la meme vie depuis un certain temps. Le travail ne manque pas car les effectifs de la division diminuent chaque jour et nous tenons un secteur toujours aussi vaste.

Nous nous levons le matin à 5 h 300 - à 6 h commencement du travail jusqu'à 10 h. De 10 h à 15 h 30 dîner et sieste obligatoire. De 15 h 30 à 17 h travail et tous les soirs: 4 heures de garde de nuit. La méfiance est toujours de règle. J'ai obtenu la permission d'aller à la messe à 7 heures du matin. J'en profite aussi souvent que possible. La messe est dite par un aumônier militaire dans une filature à 1 kilomètre d'ici. Demain Dimanche, j'irai à la messe à la cathédrale d'Haïphong et puis, à midi, j'irai en compagnie d'un lieutenant dentiste qui est un grand ami pour moi, faire un bon " gueuleton " dans un hôtel d'Haïphong: Ca changera un peu d'avec l'ordinaire.

Nous avons reçu des notes selon lesquelles les étudiants doivent être démobilisés bientôt, mais cette mesure se heurte à beaucoup de contradictions de la part des commandants d'unités qui ne voient pas sans crainte les trous que l'application d'une telle note feraient dans les effectifs...

Haïphong le 13 Août 1946


...Ici, le climat commence à aller un peu mieux après les chaleurs torrides de l'été qui ont couché dans la tombe pas mal de camarades. La relève commence à arriver et nous en avons besoin. Quelques unités ont déjà été relevées et sont en route pour la France. Pour moi je dois partir avec les étudiants à bord du " Maréchal Joffre " un beau paquebot. Nous ne nous ennuierons pas car nous serons une bonne équipe d'étudiants. Les dernières troupes chinoises de la 2 ème division d'honneur ont quitté Haïphong il y a quelques jours. C'est pour nous une grande joie car en cas de bagarre la situation est beaucoup plus claire. il y a toujours par ci par là de sérieuses échauffourées avec le Viet-Minh. Leurs pertes se chiffrent toujours par au moins 300 tués. Mais nous y laissons toujours des morts et des blessés, car nous sommes attaqués à l'improviste au moment où nous sommes le moins armés.

D'ici peu de temps, nous nous attendons à une vaste bagarre qui nous permettra de balayer tous les profiteurs qui oppriment terriblement le pauvre peuple; car ici et dans la campagne, c'est une poignée d'individus et souvent des étrangers qui fait régner la terreur. Peu à peu le prestige de la France grandit et beaucoup d'annamites désirent que nous mettions fin à l'oppression et au pillage dont ils souffrent.

Je ne m'ennuie pas car je connais pas mal de monde à Haïphong. Presque tous les soirs je vais à la mission où je fais une partie de dominos avec les missionnaires espagnols: Mgr Gomez est un vieux missionnaire de Chine venu comme interprète entre français et chinois et qui nous tient au courant de tout ce qui se passe.

... Il est inutile de m'écrire encore ici...

Giadinh le 19 Août 1946


...Je vous envoie deux mots de Giadinh, là où nous avons débarqué il y a 10 mois. Notre voyage du Tonkin à Saïgon s'est très bien effectué. Nous sommes une dizaine de séminaristes à bord du " Maréchal Joffre " et ne nous ennuyons pas. Nous avons eu de la chance ici à Saïgon car nous avons pu descendre à terre 2 jours. J'en ai profité pour revoir les anciennes connaissances. Le cochinchinois est vraiment plus sympathique que le Tonkinois. J'ai fait 2 dîners magnifiques chez les soeurs de Giadinh, heureuses de me revoir. Maintenant je suis chez le père Cua, curé de Giadinh, tout en colère de ce que je ne suis pas venu manger chez lui.

Nous repartons demain à 10 heures pour Singapour où nous ferons le plein de mazout puis après Singapour: adieu aux escales.

J'espère que vous allez bien. Je crois que je ne vous donnerai plus guère de nouvelles avant mon arrivée

A bientôt...

fin



Last update : 24/06/1997 - Web Author